L'édifice - Un prodigeux bon en avant pour la musique

L'édifice - Un prodigeux bon en avant pour la musique Université McGill

| Passer à la recherche Passer à la navigation Passer au contenu de la page

Outils de l'utilisateur (sauter):

Connexion | mardi 9 février 2010
Sites apparentés: Site web de McGill | myMcGill

Navigation (sauter):

Options de la page (sauter): Grossir

L'édifice - Un prodigeux bon en avant pour la musique

Légende à venir

Le nouveau pavillon au 555, rue Sherbrooke O.

Durant de nombreuses années au cours de son mandat, Don McLean a porté un casque protecteur ou inspecté des plans. Mais le doyen du programme nouvellement baptisé École de musique Schulich de l'Université McGill délaisse maintenant ses outils de construction.

Après des années de préparation, le Nouvel édifice de musique situé à l'angle des rues Sherbrooke et Aylmer accueille maintenant les étudiants et les amateurs de concerts. La nouvelle enseigne de l'innovation en matière de musique, dont le coût final projeté est de 70 millions de dollars, a officiellement ouvert ses portes le 30 septembre 2005.

« Cet édifice marque un tournant dans la recherche, l'enseignement et l'interprétation de la musique à McGill », indique Don McLean.

L'élégante structure conçue par les cabinets d'architectes Menkès Shooner Dagenais LeTourneau et Saucier+Perrotte possède huit étages, chacun évoquant des couches géologiques. Gilles Saucier, architecte concepteur en chef du projet, considère le pavillon comme le point d'accès au campus et à la montagne.

« C'est comme si le campus de McGill jouait le rôle d'une plaque géologique qui déplacerait la grille urbaine, laquelle est accentuée par la conception de l'édifice », remarque-t-il, ajoutant que les étages inférieurs de la structure sont faits de béton ou de pierre, tandis que ceux du dessus sont construits en verre.

Répondre aux besoins

« Le Nouvel édifice de musique, point de repère architectural doté d'une infrastructure technologique avant-gardiste, permettra à McGill de continuer à attirer un corps professoral de tout premier ordre associé à une recherche musicale qui repousse les limites disciplinaire et créative », souligne le doyen.

L'espace permettra également de tisser des liens entre les divers courants d'étude musicale. Les musiciens interprètes et compositeurs seront en interaction avec des chercheurs formés en sciences humaines et dans des programmes scientifiques et technologiques. « Nous occupons une place de choix pour être au sommet dans tous les secteurs musicaux », fait remarquer Don McLean. Il ajoute que l'élément clé dans l'atteinte de nouveaux honneur, ce sont les gens, mais que le nouvel espace permettra de faire de plus grands bons vers l'avant.

Attractions vedettes

Le principal résident de la structure sera le Centre de recherche interdisciplinaire en musique, médias et technologie, qui amalgame la musique et la science en un nouveau noyau multidisciplinaire et pluriinstitutionnel. (Consultez www.mcgill.ca/music pour la version française du texte sur CRIMMT).

Légende à venir
Une conception unique — les escaliers du Nouvel édifice de musique

Le meilleur plateau d'enregistrement de trame sonore au monde, qui est en voie d'être complété, occupera également une place de choix. Ce plateau d'enregistrement - une caisse de béton dans une caisse de béton, mesurant 18 x 24 x 15 mètres - éliminera tout bruit extérieur pour procurer une isolation acoustique complète. Grâce à une salle de machines de cinq étages, un joyau d'ingénierie conçu par l'équipe d'architectes, l'espace sera insonorisé du bruit de la ventilation mécanique et des systèmes d'éclairage de l'édifice.

Le concept intransigeant fera en sorte que les micros hypersensibles du 21e siècle ne capteront aucun bourdonnement externe, ce dont peu de salles de concerts au monde peuvent se targuer à l'heure actuelle.

Conçue par Artec, chef de file mondial dans le domaine de l'acoustique, la grande boîte d'enregistrement peut accueillir un orchestre symphonique complet avec choeur, soit bien au-delà de 300 personnes. Ses propriétés acoustiques naturelles seront complétées dans les salles de contrôle adjacentes par des systèmes technologiques de calibre supérieur.

Tous ces avantages rendront le plateau d'enregistrement intéressant pour l'enregistrement professionnel, afin de former les étudiants en vue de l'industrie de l'enregistrement, ainsi qu'aux fins de recherche acoustique.

« De nombreuses grandes trames sonores de films pourront être enregistrées dans ces lieux », précise le doyen McLean, qui prévoit que les orchestres feront la queue afin de louer les installations futuristes.

Même avant d'être achevé, l'édifice est devenu un pôle d'attraction mondial, attirant à McGill des sommités dans divers secteurs de l'enregistrement et de la recherche acoustique. De plus, l'édifice a grandement contribué à convaincre Seymour Schulich d'octroyer 20 millions de dollars à l'établissement de l'école qui porte maintenant son nom.

« Ce lieu représente un prodigieux bond en avant pour l'Université », affirme-t-il.

Investir dans le futur

Le Nouvel édifice de musique est le fruit du soutien privé et public. Alors que de nouveaux partenariats se créaient et que les technologies évoluaient au cours de la dernière décennie, le projet est passé d'une simple annexe de 24 millions de dollars à un projet visionnaire évalué à 70 millions de dollars.

Légende à venir
Un profond engagement — Don McLean, doyen de la Faculté de musique de McGill

L'investissement était grandement nécessaire. Il y a dix ans, il était déjà évident que l'École de musique de McGill était à l'étroit dans le Pavillon Strathcona. En effet, pour libérer de l'espace, sa bibliothèque avait dû être 'provisoirement' déménagée il y a 13 ans de l'antichambre d'une piscine vers une tour de bureaux de l'autre côté de la rue.

En 1995, le ministère de l'Éducation du Québec a été le premier à reconnaître ce besoin de croissance, allouant 1 million de dollars à McGill afin qu'elle commande des plans pour un nouvel édifice. Le projet fut mis en veilleuse, puis réanimé en 2001 à la suite d'une contribution supplémentaire de 15 millions de dollars du gouvernement du Québec liée à l'établissement du CRIMMT.

Des organismes de financement gouvernementaux - la Fondation canadienne pour l'innovation, Valorisation-Recherche Québec, ainsi que le ministère de la Recherche et du Développement du Québec - ont également eu la prévoyance d'assurer un financement supplémentaire significatif.

Des dons privés totalisant 10 millions de dollars furent amassés, incluant 5 millions de dollars d'un donateur anonyme en début de projet. Une partie du don global de Seymour Schulich, soit 8 millions de dollars, fut également allouée à la construction de l'édifice.

Celui-ci ne porte encore aucun nom, ce qui constitue une occasion extraordinaire pour un éventuel donateur. « L'immeuble est communément appelé le "Nouvel édifice de musique" par McGill, et nous espérons qu'un chef de file se ralliera à cette cause », note Don McLean, ajoutant que 10 millions de dollars serviront à terminer les deux étages supérieurs de la structure et à continuer l'aménagement de l'infrastructure technique.

Une renaissance musicale

Une importante portion de la nouvelle structure est dévolue à la Bibliothèque de musique Marvin Duchow, qui occupe trois étages. Entièrement 'câblée' et possédant de l'équipement audiovisuel dernier cri, elle permet aux visiteurs d'étudier, confortablement assis dans des fauteuils de cuir, tout en observant l'extérieur à travers les murs entièrement vitrés.

Légende à venir
Conception ingénieuse — Croquis de la façade et de l'intérieur du Nouvel édifice de musique

Le déménagement dans un nouvel espace a permis de doubler la superficie de la bibliothèque, qui occupe maintenant 2 700 m2.

Elle en avait un urgent besoin.

Son utilisation est à la hausse et les collections s'agrandissent. Le site a reçu plus de 200 000 visiteurs l'an dernier. « Nous sommes ravis d'accueillir les étudiants dans de nouveaux locaux à la fine pointe et très conviviaux », indique Cynthia Leive, directrice de la Bibliothèque de musique Marvin Duchow.

La bibliothèque possède 25 000 livres, 250 abonnements périodiques, 45 000 volumes comprenant des partitions ainsi qu'une collection de microfilms composée de 5 000 titres. Une série sans cesse renouvelée de documents audiovisuels contient 45 000 vinyles, 22 000 CD et des milliers de cassettes vidéo et de DVD dont on peut faire l'écoute à l'un des 57 postes prévus à cet effet.

Le déménagement a permis de fusionner les bibliothèques de musique et d'interprétation. Cette dernière, jusqu'à présent logée au sous-sol de l'aile est du Pavillon Strathcona, répond aux besoins des ensembles en bandes musicales et en partitions.

La nouvelle bibliothèque possède une technologie virtuellement intégrée au reste de l'édifice, ce qui accroîtra les possibilités d'enseignement. Par exemple, la performance de musiciens qui jouent dans un studio d'enregistrement sur un autre étage pourra être retransmise aux étudiants dans les salles de travail de la bibliothèque.

Les collections rares sont maintenant protégées dans une salle dotée d'un contrôle climatique approprié. Et la nouvelle entité possède une salle de visionnement dernier cri, trois vastes salles de travail, ainsi qu'une multitude d'aires d'étude.

Cynthia Leive estime que la bibliothèque est le noyau de formation et d'apprentissage pour les étudiants et le corps professoral. « Il s'agit bien plus que d'un lieu où l'on emprunte des livres, des partitions ou du matériel audiovisuel, dit-elle. Grâce aux connaissances musicales de son personnel et au nouvel aménagement exceptionnel, la bibliothèque offre un environnement riche et varié permettant le développement des connaissances musicales. »

« Les bibliothèques de musique sont aux musiciens ce que les laboratoires sont aux scientifiques. »

Des aménagements favorables

D'une capacité de 200 sièges, la Salle de récital Tanna Schulich représente un autre ajout opportun qui réduira la pression sur la salle de concerts la plus occupée en ville, la Salle Pollack du Pavillon Strathcona.

Légende à venir
Structure grandiose - huit étages et plus de 130 000 pieds carrés d'espace pour accueillir les étudiants en musique

Pour sa part, la Salle de répétition d'opéra Wirth possède un plancher flottant utilisé lors de ballets et de classes sur le mouvement, de performances multimédias et d'activités de recherche. Des caméras et des circuits de traçage faciliteront l'étude du mouvement des danseurs ou des musiciens, qui peuvent être reliés aux sons qu'ils émettent.

Le Nouvel édifice de musique intègre également la toute dernière technologie disponible, telle qu'un raccordement complet que la SRC peut utiliser pour brancher ses camions de retransmission externe, ainsi que la capacité de retransmission sur large bande dans chaque lieu d'interprétation, de répétitions ou de recherche.

Les deux derniers étages, dont la construction n'est pas terminée, hébergeront l'administration et le personnel, ce qui dégagera de l'espace de l'aile est du Pavillon Strathcona afin d'ériger des salles de cours, des studios, ou des salles de répétition, dont le besoin se fait plus criant que jamais.

Un avenir prometteur qui repose sur l'excellence

L'École de musique Schulich de l'Université McGill est le fruit d'un programme qui célébrait tout récemment son centenaire. Avec au-delà de 800 étudiants, elle est reconnue comme la plus importante et la meilleure école de cette nature au Canada. Elle se classe maintenant parmi les 10 meilleures écoles de musique au monde.

Légende à venir
Apprendre — La Bibliothèque de musique Marvin Duchow Music p

Don McLean est convaincu que le Nouvel édifice de musique aidera McGill à conserver son avance et à élever le niveau de collaboration entre scientifiques de la musique et musiciens de la science.

« Grâce à notre Nouvel édifice de musique, la génération émergente de musiciens sera aussi à l'aise dans un environnement de recherche et d'enregistrement que sur scène », conclut-il.

afficher le contenu de l'encadré latéral | vers le haut de page